Les avis divergent. Lors d’une conversation récente avec un festival, et alors que nous abordions la question de la stratégie emailing, l’un de nos interlocuteurs avait un avis tranché : « Vous savez, nous, l’email, on n’en fait pas, on s’adresse surtout sur un public jeune, donc on préfère être sur les réseaux sociaux ».
Pourtant, dans le même temps, les structures culturelles que nous accompagnons au quotidien et qui mettent en place des stratégies digitales multicanales, tant via l’email que les réseaux sociaux, parviennent à toucher un public jeune qui semble s’intéresser – taux d’ouverture et de réactivité à l’appui, aux emailings et newsletters qu’elles envoient.
Mais alors, que croire ? Les structures culturelles peuvent-elles encore utiliser l’email pour toucher la génération Z, ces jeunes nés entre le milieu des années 90 et 2010 ? Ou doivent-elles tout miser sur les réseaux sociaux, au risque de devoir se plier aux contraintes des algorithmes ?
Ayant lu récemment l’article de Badsender sur ce sujet, nous avons eu envie d’adapter cette question au secteur culturel et sportif. Et avons donc posé quelques questions aux étudiants du master Management des Institutions Culturelles de Sciences Po Lille.
Figurez-vous que leur retour n’est pas si catégorique. Au risque de vous surprendre : ces représentants de la génération Z lisent leurs emails, mais attention, pas question de leur faire perdre leur temps avec des emails trop longs et sans éditorialisation !
Nota bene : les verbatims qui suivent sont issus d’une discussion avec 25 étudiants. Ces étudiants sont tous en dernière année d’études et engagés dans un contrat d’apprentissage auprès d’une structure culturelle. En ce sens, leur vision représente la vision de jeunes déjà insérés dans la vie active et par ailleurs particulièrement férus d’activités culturelles : ils ne sont évidemment pas représentatifs de l’ensemble de leur génération.